1er joli nom : gourmandise

Naît-on gourmand ou le devient-on?

C’est une question que je me pose souvent. Quand, par gourmandise, je ne peux m’empêcher de finir ce moelleux au chocolat presque coulant presque crémeux, je me dis : Aurai-je pu être différente? Puis-je changer cette partie de moi qui me semble si naturelle, si pulsionnelle, presque animale?
Et pourtant, qu’y a-t-il d’animal dans la gourmandise? Rien.

Quel animal mange par gourmandise? Aucun. L’animal mange parce qu’il a faim, parce que la nourriture lui apporte l’énergie dont il a besoin pour survivre.
Ma gourmandise ne m’aide pas à vivre, elle a plutôt tendance à me la gâcher, ma vie.

Alors qu’à la base, gourmandise rime avec légèreté.
La gourmandise.
Même quand on prononce ce nom, on sent la malice, la légèreté, la puérilité aussi. Comme si ce nom nous ramenait à une jolie bêtise d’enfance qui illumine les yeux de nos grand-parents. Comme si la gourmandise faisait rire avec douceur nos mamans.
A l’image de cette petite Amélie qui se délecte de ses fraises tagada? Et ne dit-on pas: un petit pêché mignon?

Certes, un pêché donc.
La gourmandise est bien l’un des pêchés capitaux, n’est-ce pas? Cette si jolie gourmandise? Si innocente?
Oui.
Il faut savoir que les pêchés capitaux sont, par définition, des pêchés dont découlent tous les autres. Longtemps associé à la notion de gloutonnerie, la gourmandise n’a plus aujourd’hui ce même sens mais de manière générale, le gourmand est celui qui aime manger. Peut-être un peu trop.
Contrairement au gourmet, qui lui, sait apprécier davantage de raffinement. Et qui dit raffinement (moderne) dit en petite quantité.
D’ailleurs le mot gourmandise me fait penser à gourgandine. Et la gourgandine, ce n’est pas la plus maligne.

Je suis donc née gourmande.
Et je ne suis pas née très raisonnable.
Oui, j’aime un peu trop manger.

Mais je suis aussi née courageuse et j’ai du bon sens.
Je m’engage donc ici à retrouver une gourmandise raisonnée. Apprécier en profondeur. Prendre le temps de goûter. De savourer.
Retrouver le champ lexical de me sens en éveil.

Sentir l’odeur, la reconnaître, l’expirer.
Admirer la forme, la rondeur, l’unicité, la couleur.
Sentir la texture dans ma bouche, sur ma langue, sous mes dents.
Profiter du goût, de la saveur, de la chaleur sous ma langue, près de mon palais.

C’est mon prochain ouvrage. Une petite gourmandise.

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